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Vomi : joute d’Agrippa

Apologistes encensés,
Aimants à soufre vert,
Autres douceurs,

Tu pues, petit faux verbe, tu pues et ton odeur
A sali le nom des jeunes filles en fleur

Voyez, — l’impératif, de jetée obséquieuse, comme un prétexte, et les lignes ne sont pas accessibles ici, gentillâtres, somnolentes, ni d’autre métrage de brièveté maladive, — beaucoup de jaune,

Un mot, encore, du renouveau, les visages de ceux qui, dans mes yeux le reflet : mépris, refus de la déconstruction, le vers m’était le prétexte. Titre du lendemain : titre des rumeurs, titre des douceurs : Il a écrit, il écrit pareil, selon sa pensée, mépris nocif, mépris de vous, mépris du je, mépris, mépris puis, mépris de, çà, vos visages sont là, différents et attentifs, hagards un jour, hagards certes, les mots,

Insulté puis insultant, l’ordre a vu les jauges s’échanger, les regards se posséder. Conférence régulière ; je vous méprisai du fond de mon âme en vérité. J’admire également le ! ma ! en soi, j’admire les mirauges, mirauges de boue, mirauges pataugeuses et tapageant. Le ¶ lecteur ¶ doit ¶ se ¶ sentir ¶ concerné ¶. — Insertion en aparté, çà et au-devant : je ne considère pas un texte réel s’il n’est lu par autre que celui qui l’a créé, ni réel s’il n’est pas source de réactions, comprenons qu’il n’existe pas de texte que vous ne connaissez pas : que le texte sans attention, sans considération, meurt. Des clés forcent ce verrou de la passivité : forcer le lecteur à se reconnaître, le forcer à lire ; ¶ facilités offensantes envers le verbe ; brièveté ; impuissance assumée ; déconstruction (n’en voulons plus, au nom des Muses) ; références ; regard de l’auteur sur ce qu’il écrit ; insertion de caractères spéciaux : ¶. Le titre suffit à rendre valable l’expression, l’aphorisme à le rendre visible, la convention repassera les dessous de son ridicule. Nous sommes en quête de conflit, sinon nous nous ennuyons, en quête de rôle à l’amertume, rôle. Retour à la convention, la convention des choses convenues, ce texte en est l’expression même, ce texte est un vomi, dans le sens très beau et pur du terme ! Vomi de la grâce du verbe, vomi de l’amitié pour le verbe et l’amitié !

À vous, conflictuels imbéciles,

À qui crachez, je m’immisce un peu encore de vomi,

En grandes lettres, reconnaissez ¶ La facilité.

Cliquetis de dactylographie et sommets verts-bleus-rage !

Sommets !

Descendez, descends, toi qui vises la grand-bleue, toi là qui de la vérité, l’objectivité ! Foutu texte, tu triches, tu copies, tu n’as aucune âme, tu tombes dans leur jeu, leurs jeux, et que vois-je mais ! là ! c’est la haine ! Bouh, haine, bouh, tu pues, tu pues comme eux, bouh ! bouh honte à toi !

Bouh ! non, honte à eux ! Bouh !

Bouh ! non, ils n’ont pas tort ! On ne peut pas leur donner tort !

Tu pues !

Toi, oui, tu pues !

Ils puent ! ça pue, ça, ça ment ! ça ment tu le sais !

Tu le sais !

Pourquoi faire lire ?

¶ faux théâtre, vomi de théâtre

(AGRIPPA:
J’ai toujours été surpris avec quelle aisance s’installe une ivresse ; quand l’ennui, pressé de poindre, par le moyen d’artificieux entonnoirs s’enfonce dans leurs gorges d’oies. D’immenses troupeaux d’êtres humanoïdes se séparent du monde conscient par cet engorgement, et tandis que les premiers ne rêvent que de vomir, d’autres jouissent avec extase de ce dioxyde infâme à l’odeur de mort qui traverse tant de poumons souillés. Les premiers courent et hurlent, s’enlacent, les yeux en plaies, les yeux en bouches cerclées de sueur, les seconds me tendent leurs verres avec le salut de ceux qui ne pensent rien, pourtant mes mains empoignent leurs épaules, moi, étrange et impassible statue de haine ! Quels reflux d’inhibitions ! et quelles écarlates vomissures à mes pieds ! Un homme bleu vint à me siffler on ne sait quelles oculaires inimitiés et je ne sus quoi lui répondre. Il avait des fleurs en main : « Digitales ! » lançai-je, un peu hostile au poison. « Non ! les digitales ont des couleurs ! » répondirent ses blancs d’yeux foudroyés par un orage grenat. Il puait, c’était un fait, il puait ce que puent les rats errants. Il puait sans le vouloir, pauvre hère, pauvre artiste ; il aimait l’odeur du feu et l’hystérie des pacifistes, et j’aimais l’imaginer comme un cierge d’église : allumé, dégoulinant de cire, il ne brille qu’en exhalant sa fumée et, pire que tout, il est sacré ! Intouchable élément de leurs cultes, la corde au cou, l’âme effeuillée, ma potence et ma reddition achèveront le meurtre et l’injustice de notre condition.)

Vomi de texte à faire lire : le potentiel de la musique s’est vu réduit à n’être qu’un prétexte de jouissance et d’immondices, d’expurgation pure, comprenez : le besoin, le droit, l’ordre et la Liberté
Vomi de texte à faire lire :

Amitiés du vrai et du tort là où le vrai est tort et le tort vrai sans faux ah ! vomi — encore dernier reste ? encore un reste, onomatopée, “Bleurg” :

Excuses aux lecteurs du vomi, voilà, le vomi de mes références, et de ce que je peux prendre du temps à manger. Pauvres poèmes : regardez-vous, gisants, d’une nauséeuse cataracte vous avez eu les os flétris, et vous n’avez guère de sens désormais, puisque jaillis de ma gorge, ces immondes références qui me hantent, vous êtes comme des excréments, et vous insultez, tachez, souillez mes efforts, tous mes efforts. Vous êtes le seul reflet de la médiocrité

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